Une des épidémies [..] les plus sévères jamais rencontrées...

La maladie à virus Ebola est connue depuis 1976, date à laquelle elle a été observée pour la première fois en République démocratique du Congo (ex-Zaïre) à proximité de la rivière éponyme. A l’époque, une équipe médicale internationale parvient à identifier le virus, jusque-là inconnu, et à stopper sa propagation. Le virus Ebola provoque une maladie aiguë, très grave et souvent mortelle : le taux moyen de létalité, c’est-à-dire la proportion de décès parmi les personnes malades peut atteindre 50%.

Cette première flambée, qui sévit dans des zones rurales et peu peuplées, fait 318 morts au Zaïre et 284 au sud du Soudan. Entre 1976 et 2013, Ebola ne disparait pas complètement. Le virus est contagieux et n’a pas de traitement connu. Des épisodes épidémiques frappent régulièrement les populations d’Afrique centrale.

En décembre 2013, le virus ressurgit au sud-est de la Guinée. Entre 2013 et 2015, il contamine plus de 28 000 personnes, en tuant plus de 11 000, majoritairement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone mais aussi au Nigeria, au Sénégal et au Mali. C’est la première fois que des cas d’infection par le virus Ebola sont rapportés en Afrique de l’Ouest.

Le défi des grandes épidémies

Mobilisation contre le virus

L’aide internationale se met en place, sous l’égide des autorités locales et de l’Organisation mondiale de la Santé. La France organise un dispositif d’aide vers la Guinée avec qui elle entretient des liens historiques, tandis que les États-Unis concentrent leur action sur le Liberia et le Royaume-Uni sur la Sierra Leone. Le soutien de la France représente une part importante de toute l’aide internationale reçue par le pays.

Le 20 octobre 2014, le Premier ministre met en place une Task Force interministérielle Ebola pour assurer le pilotage et le suivi de l’engagement de la France. Elle s’appuie sur les ressources des ministères des Affaires étrangères, de la Santé, de l’Intérieur, de la Défense et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. C’est le Quai d’Orsay qui coordonne l’action internationale et le CDCS fournit l’appui logistique nécessaire à cette Task Force.

Pour juguler cette maladie, il faut déployer des centres de traitement au plus proche des personnes infectées, mais aussi former les personnels soignants à ce risque spécifique ainsi qu’aux comportements de prévention à adopter. Pour encourager les équipes médicales à venir lutter contre l’épidémie, leur prise en charge médicale, en cas de contamination, est garantie. Enfin, le dispositif comprend un important volet de prévention afin d’informer les populations sur les modes de transmission et les gestes de prévention, essentiels pour stopper le virus.